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Mardi 15 août |
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Depuis quelques jours les événements militaires semblent se précipiter ; des rumeurs circulent sur la présence d’éléments blindés alliés à moins de 100 kms de Paris. Nous n’avons plus ni métro, ni gaz, ni électricité. Paris est calme mais ce matin la police s’est mise en grève ; les cheminots le sont depuis 24 heures. 20h00 : boulevard Brune des coups de feu sont tirés vers la Porte d’Orléans ; je vais voir ; une fusillade nourrie éclate, les patrouilles allemandes tirent de partout, je rentre en vitesse ; accalmie, je vais jusqu’au terrain vague, les boches se remettent à tirer ; un homme tombe à 100 mètres rue Ernest Reyer ; je rentre en courant. La fusillade s’amplifie sur les fenêtres, un Allemand tire pour faire rentrer Monsieur Jaussaud, le concierge, qui est à la grille de l’immeuble. Le commissaire de police du 18ème arrondissement, bloqué chez nous, vient téléphoner ; il ignore tout des causes de la fusillade. Je téléphone à divers amis dans Paris, aucun incident n’est signalé. Ici beaucoup de passants se sont réfugiés, les femmes ont peur car à plusieurs reprises les boches tirent en l’air dans notre cour. Le calme revient vers 21h30.
L'homme, tombé rue Ernest Reyer, est le gardien de la paix Louis Brelivet (lire ...]) |